À l'initiative et avec le soutien de la DRAC Pays de la Loire, l’Université de Nantes accueille une résidence de journalistes inédite. Initialement prévue au second semestre 2020-2021, cette résidence se tient du 11 octobre au 3 décembre 2021.

Les deux journalistes Alice Mounissamy et Marine Forestier, soutenues par le média indépendant nantais Les Autres Possibles, passeront 9 semaines sur le campus Sciences pour deux mois de résidence inédite. 

> Découvrir le programme de la résidence ici !


Favoriser les interactions entre le monde de la recherche et les enjeux contemporains liés aux médias

Comment réinventer ensemble les médias et leur rapport à la science ? Quelles conditions d’exercice de la profession de journaliste et de journaliste scientifique ? Comment expliquer la méfiance envers le journalisme, les médias, ou l'information scientifique ?

Les deux journalistes vous inviteront à réfléchir collectivement et à débattre autour de ces questions brûlantes d’actualité à travers des ateliers, des conférences de rédaction, des tables rondes, des interviews et des enquêtes collectives,...

Cette résidence centrée sur l'éducation aux médias, à l'information et à la liberté d'expression, et à laquelle les étudiant·es et membres du personnel seront vivement invité·es à participer, donnera lieu à une restitution présentée sur le campus.

  • Marine Forestier

Journaliste généraliste depuis sept ans et experte des questions d’égalité dans les médias, Marine Forestier a d’abord fait ses armes au cœur de l’actualité : au sein de l’agence de presse AEF Info d’abord, où elle a notamment suivi les négociations internationales sur le climat (COP), puis au journal quotidien Le Monde.
Reportages, desk, newsletters et revues de presse, son expérience reflète l'évolution technique, économique et éditoriale des médias actuels. Elle explore le territoire ligérien depuis 2018 pour Les Autres Possibles et Médiacités, et rencontre ainsi les acteurs et actrices du changement : écologique, sociétal et politique.

  • Alice Mounissamy

Journaliste scientifique depuis 5 ans et ingénieure de formation, Alice Mounissamy mène des expérimentations sur la médiation scientifique co-construite avec les chercheurs et les publics. Elle travaille, le plus souvent, en immersion dans les laboratoires et cherche à partager l’expérience sensible d’une communauté scientifique. Elle a pu notamment diffuser ses projets lors de festivals grand public comme Les Utopiales (Nantes) ou Stars’up (Observatoire de Meudon) ou dans la presse de vulgarisation comme Science et Avenir.
Elle s’intéresse à la nouvelle place des sciences et des scientifiques pour accompagner les bouleversements écologiques et sociétaux.

Quels objectifs pour cette résidence ?

  • Permettre une compréhension de la fabrique de l’information, aider à son décryptage et accompagner le développement d’une pratique
  • Faire découvrir la profession de journaliste et ses problématiques actuelles
  • Sensibiliser à la liberté d’expression et favoriser la participation des citoyen·nes au débat démocratique
  • Favoriser les interactions entre le monde de la recherche et les enjeux contemporains liés aux médias

Grandes thématiques de la résidence

Deux thématiques, pouvant se croiser et se répondre, ont été retenues pour cette résidence de journaliste :

  • Rapport de la communauté universitaire aux médias et à la fabrique et l’usage de l'information : construction de l'information, économie de l'information, rôle des médias dans la vie d'un territoire, protection des journalistes, de leurs données et de leurs sources, exploitation des données, fake news, défaut d'objectivité, désinformation sur les réseaux sociaux
     
  • Place des sciences dans la société de l'information : production et validation des données scientifiques, économie de l'édition des données scientifiques, vulgarisation scientifique, traitement de l'information scientifique dans les médias, controverses et débats sur des sujets scientifiques, crédibilité de la parole de l’expert, fiabilité et vérification des données présentées comme étant scientifiques