• Le 04 mars 2019

Julien Logeais, actuellement étudiant en deuxième année du Master Energie Electrique électronique et Automatique (EEA) parcours Capteurs Intelligents et Systèmes Electroniques (CISE) à la Faculté des Sciences et des Techniques de l'Université de Nantes, est également engagé dans la réserve de la Marine Nationale. Rencontre avec cet étudiant au profil atypique pour en savoir plus.

Pouvez vous vous présenter rapidement ?

Je m'appelle Julien Logeais, 22 ans, J'ai intégré la Faculté des Sciences et des Techniques en début de L3 Energie Electrique Electronique et Automatique (mention Sciences pour l'ingénieur). Actuellement, je suis étudiant en Master 2, que j'effectue en alternance dans une entreprise à Toulouse. Pour évoquer mes passions, je suis un grand passionné du monde maritime et de planche à voile.


Pourquoi s'engager dans la réserve de la Marine Nationale ? Comment cela s'est-il passé ?

Une amie m'a d'abord évoquée l'existence d'une formation de découverte de la Marine Nationale, intitulée "Préparation Militaire Marine (PMM)". Je me suis alors inscrit à cette formation que j'ai effectué à l'époque en parallèle de mon DUT GEII. Au cours de cette formation, je me suis rendu compte que cet environnement militaire me plaisait. Et, étant que étudiant, je me suis dit que je pourrais consacrer le temps de mes vacances scolaires à un emploi durable dans la Marine Nationale en tant que réserviste opérationnel dans une spécialité qui me plaît.
 

Pouvez vous nous en dire plus sur ce statut ? En quoi cela consiste concrètement ?

Etre réserviste, c'est avoir une face civile et une autre militaire. Le réserviste signe avec sa hiérarchie un Engagement à Servir dans la Réserve (ESR), la durée de ce contrat varie généralement entre 30 jours et 120 jours par an. Le réserviste permet de soulager les besoins en personnel dans certaines unités opérationnelles des armées, lorsque du personnel d'active part en permission ou est absent pour d'autres motifs. En plus de ce contrat et en fonction des disponibilités du réserviste, celui-ci peut être rappelé par sa hiérarchie pour retourner à son poste. Etre réserviste, c'est faire le lien entre le monde militaire et le monde civil et transmettre une image des armées telle que l'expérience est vécue par le réserviste.
 

Comment cela s'organise avec vos études ?

A chaque début d'année, je signe avec ma hiérarchie un plan prévisionnel d'activité (PPA) dans lequel je pose mes jours de travail (45 jours/an). Ces jours sont pris essentiellement sur mes vacances scolaires. Il m'est arrivé de manière plus exceptionnelle d'effectuer des périodes de réserve pendant les cours et certains weekends lorsqu'il y a un besoin urgent d'effectifs. Au cours de l'année, j'ai également la possibilité d'effectuer plus de jours de travail que indiqués sur mon contrat et donc passer de 45 jours à 75 jours de travail par an.
 

En quoi consiste votre travail en tant que réserviste ?

Lors de la constitution du dossier d'inscription dans la réserve opérationnelle, le réserviste choisit une spécialité (en fonction des besoins des armées) : Guetteur sémaphorique, Fusilier marin, Marin pompier, Secrétaire etc. J'ai alors choisi la spécialité de guetteur sémaphorique. Affecté dans un sémaphore sur le littoral Français, mon travail consistait en la défense du territoire par la surveillance du littoral à tous les niveaux (mouvements de plaisance, commerciaux et militaires). J'ai été affecté au sémaphore de Chemoulin (Saint Nazaire) et au sémaphore de Piriac sur Mer.
 

Et actuellement, êtes-vous toujours dans la réserve ?

Oui, je suis une formation d'officier réserviste de la Marine Nationale en parallèle de mon Master : "Préparation Militaire Supérieure Etat Major". Mon objectif est de diversifier mes compétences et responsabilités dans la réserve opérationnelle de la Marine Nationale.