• Le 05 février 2020
    De 12:15 à 13:45
    Lieu Unique

Après une première saison en 2018-2019, la Maison des Maths de l'Ouest relance son club de maths au Lieu Unique à Nantes à partir du 18 septembre. Ces ateliers Math-o-LU, ouverts à tous les publics, proposent ainsi de rencontrer et de manipuler des maths non académiques, de percevoir leurs capacités créatrices et leur pouvoir d'émotion. Animés par des mathématiciens professionnels (LMJL, Université de Nantes et Lycée Clemenceau) et amateurs (étudiants de la Faculté des Sciences et des Techniques, lycéens), ils sont l'occasion de pratiquer autrement une discipline qui ne laisse pas indifférent...

La Maison des Mathématiques de l’Ouest (MMO) et l'association Résonance - Art et Science organisent à partir du 18 septembre 2019 leur club de mathématiques dans un lieu emblématique de la vie nantaise : le Lieu Unique, scène nationale de Nantes.
Ce club est destiné à tous les publics, en particulier les publics non mathématisés, mais aussi les publics scolaires et étudiants. Il a pour particularité d’être animé par des mathématiciens professionnels et amateurs, des étudiants et des lycéens passionnés, qui souhaitent participer à la transmission des mathématiques.
 
Les ateliers Math-o-LU proposent de rencontrer et de manipuler des maths non académiques, de percevoir leurs capacités créatrices et leur pouvoir d’émotion.

Chaque séance comporte deux temps : d’abord une présentation du thème du jour, de ses fondements mathématiques mais aussi de ses implications dans le monde réel ; puis, dans un deuxième temps, les participants seront confrontés à ces objets ou concepts mathématiques à travers des manipulations, des jeux ou même des tentatives de résolution de problèmes ouverts.

Venez découvrir des thématiques variées où vous ne soupçonneriez pas ce que les maths peuvent apporter !
 

Ateliers Math-o-LU | Saison 2019-2020 :

Le mercredi de 12h15-13h45 / Possibilité de manger et boire sur place.

  1. Frontières : une dimension (méconnue ?) des conflits | 18 & 25 septembre, 9 octobre 2019
    Quel rapport entre un flocon de neige et la fréquence des conflits entre deux pays ?
    Lewis Fry Richardson, mathématicien et pacifiste profondément marqué par la première puis la seconde guerre mondiale, publie des essais sur la psychologie mathématique de la guerre ou sur les causes statistiques de la guerre. Ses travaux ont été repris par Benoît Mandelbrojt, inventeur du mot Fractale, dans un fameux article intitulé « Quelle est la longueur des côtes de Grande-Bretagne ? ». Les fractales apparaissent notamment dans la description des formeset de leur évolution. Une théorie dont une partie a été initiée par Mary Cartwright et John Littlewood.
     
  2. Le hasard existe-t-il ? | 16 octobre et 13 novembre 2019
    Le hasard existe-t-il vraiment ? Peut-on le comprendre, le prédire, le cerner ou reste-t-il hermétique comme le poème de Stéphane Mallarmé Un Coup de Dés jamais n’abolira le Hasard ? Au cours de cet atelier, intervenant et participants chercheront à encoder et à décoder le hasard sous diverses formes et à construire un cabinet de curiosités avec l’aide des trois princes de Serendip (héros d’un conte persan publié en 1557 et à l’origine du mot sérendipité) et de Zadig, héros de Voltaire… et amant de la fameuse mathématicienne Émilie du Châtelet.
     
  3. Intelligence artificielle : y a-t-il un pilote dans l’équation ? | 27 novembre et 4 décembre 2019
    Depuis quelques années, les algorithmes utilisant l’apprentissage-machine ont frappé les esprits : la victoire sans appel d’AlphaGo sur l’un des meilleurs joueurs humains de go en est un exemple. Loin des peurs millénaristes et des récits prométhéens, on peut tenter d’approcher simplement les mathématiques au cœur de ces technologies : statistiques et méthodes d’optimisation. Mais la réussite au test de Turing ou celui de Voight-Kampff (imaginé par Philipp K. Dick dans Blade Runner), soit une forme d’imitation de l’intelligence, est-elle intelligence ?
     
  4. Penser plus pour chauffer moins ? | 18 décembre 2019
    Autour d’extraits du film Chaos, conçu et réalisé par des mathématiciens, nous réfléchirons à l’avenir, celui de notre planète, du système solaire ou de l’univers.
    La complexité est telle qu’elle semble interdire toute prévision… mais quelques manipulations permettront d’y voir un peu plus clair et de suivre les pas d’Henri Poincaré !
     
  5. Comment se déplacer dans un cube ou l'art de coincer la bulle | 5 et 12 février 2020
    En lien avec le festival de danse Trajectoires.
    De l'émission à la réception, la trajectoire d'un message radio ou téléphonique n'est pas toujours sans erreur. Il peut être utile d'imaginer le message reçu comme une bulle dans laquelle flotte le message réellement émis. Ces bulles étant elles-mêmes placées dans des cubes géants, réceptacles imaginaires de l'information véhiculée par des successions binaires. Après une introduction de Xavier Saint-Raymond, nous baguenauderons avec ces cubes géants, et quoi de mieux pour les apprivoiser qu'un peu de magie ?
     
  6. Faut-il s'inquiéter en recevant ce message "qavan SoH Qo'noS, van Dan qeylIS !" ? | 11 et 18 mars 2020
    En lien avec le Festival de littérature.
    Les messages transportent un contenu, mais quel est ce contenu et qui peut le comprendre ? Peut-on déchiffrer la pensée issues des anciennes cultures maintenant éteintes, ou des espèces extra-terrestres ? Quel message la sonde Voyager a-t-elle envoyé à l'autre bout de l'Univers ? A l'opposé du langage des abeilles ou de la langue des signes, César et Turing ont utilisé des techniques de cryptographie et de cryptanalyse pour envoyer des messages secrets ou au contraire les déchiffrer. Existe-t-il encore, à l'ère des ordinateurs surpuissants, des codes sûrs ? Après une introduction de Thomas Guyard, nous expérimenterons la communication chiffrée et ses difficultés, tant à coder qu'à décoder, mais il ne sera pas nécessaire de déjà parler Klingon (ni d'être fan de Star Trek) pour déchiffrer le message du titre.
     
  7. Variations rythmiques, harmoniques, mathématiques... énigmatiques ! | 1 et 8 avril 2020
    En lien avec le festival de musique pour pianos et claviers Variations.
    La légende veut qu'en 1898 après une journée fatigante d'enseignement, Edward Elgar joue un thème au piano et en improvise des variations. Ainsi naît "Variations Enigma", ainsi nommé car le thème n'est jamais joué et reste une énigme. Mozart aussi aimait les variations, comme par exemple celles sur l'air populaire "Ah ! vous dirai-je, maman", un air dont les paroles ont également connu des variations et c'est une de celles-ci, "Quand trois poules vont aux champs",  que le mathématicien Pierre Deligne a choisi pour son blason. Anobli en 2006 par Albert II et voulant symboliser les mathématiques comme de longues suites d'évidences, il a opté pour "La première va devant". En musique et en compagnie d'Eric Paturel, nous expérimenterons quelques variations autour du thème Mathématiques & musique.
     
  8. Mathématiques sensibles | 20 et 27 mai 2020
    Le temps et l'espace sont des intérêts communs à la danse et aux mathématiques. Peut-on pour autant danser des maths ou mathématiser la danse ? Peut-on ressentir les maths ? avec quels sens ? et dans quel sens ? Ces ateliers proposeront une promenade autour de ces questions en partant du constat fait, en attendant Gaudot, que nous pouvons danser d'abord, et penser ensuite. C'est même l'ordre naturel.
     
  9. Quelle jolie symétrie, Emilie (et vice-versa) ! | 17 et 24 juin 2020
    En lien avec l'exposition sur la physique quantique.
    Du pliage des origamis aux kaléidoscopes, des solides réguliers de Platon aux cristaux de quartz, des flocons de neige au mouvement des étoiles en passant par les pétales de fleurs, la symétrie fascine souvent au point qu'on la recherche un peu partout. Ainsi, en 1915 Emmy Noether explique un paradoxe apparent dans la théorie de la relativité générale qu'Albert Einstein vient de formuler. Dans la nature on trouve facilement des symétries d'ordre 3, 4 ou 6, mais pas d'ordre 5, quoiqu'on en trouve des traces dans une mosquée à Ispahan, dans des oeuvres d'Albrecht Dürer ou les recherches de Johannes Kepler. En 1974 Roger Penrose trouve des pavages d'ordre 5 et en 1996 Petra Gummelt recouvre une surface plane avec des dodécagones, conduisant à une explication de ces pavages paradoxaux. Après une présentation de Samuel Tapie, nous nous émerveillerons sur ces symétries aussi immédiates que mystérieuses et partirons à la découverte des quasi-cristaux.