• Le 10 février 2020

Les virus ne sont pas tous de méchants organismes. Certains pourraient même nous permettre de traiter plusieurs pathologies par thérapie génique. Des chercheurs nantais étudient la possibilité d’utiliser des virus chimiquement modifiés pour développer de nouveaux médicaments capables de cibler plus spécifiquement un organe ou un tissu.

AAVParmi les vecteurs viraux, les "AAV" (Virus Adéno-Associé) sont aujourd’hui considérés comme les outils les plus performants pour le traitement par thérapie génique de maladies génétiques. Néanmoins, les essais cliniques ont mis en lumière quelques limites à l'utilisation de ces vecteurs in vivo, notamment pour leur trop large tropisme, leur faible spécificité et la présence d’anticorps neutralisants.

Une collaboration scientifique de deux équipes de recherche nantaise - l’équipe innovation en vectorologie (Mathieu Mével, Eduard Ayuso) du Laboratoire de thérapie génique de Nantes (UMR 1089 - Université de Nantes - Inserm) et l’équipe CORAIL (David Deniaud, Sébastien Gouin) du Laboratoire Chimie Interdisciplinarité, Synthèse, Analyse, Modélisation (CEISAM // Université de Nantes - CNRS) - essaie aujourd’hui de répondre à cette problématique en développant des AAV "chimiquement modifiés" capables de délivrer plus efficacement un gène d’intérêt vers une cellule cible.

A l’heure actuelle, l’utilisation de cette technologie est en cours pour le ciblage des cellules rétiniennes et des cellules musculaires. D’autres cibles comme le cerveau, le cœur ou encore les tumeurs cancéreuses seront aussi évaluées par les chercheurs nantais.