• Le 11 décembre 2018

Titan, le plus gros satellite de Saturne, continue de fasciner les astronomes. Une équipe de recherche internationale (1), à laquelle participent des chercheurs du laboratoire de planétologie et géodynamique (LPG – Université de Nantes / Université d’Angers / CNRS), a compilé l’ensemble des données du spectromètre imageur de la sonde Cassini (VIMS) pour créer une carte globale et inédite de la surface de Titan.

Les chercheurs ont récupéré, exploité et combiné les données de treize années d'observation du satellite de Saturne par la sonde Cassini (127 survols) et en particulier les données récoltées par le spectromètre imageur (VIMS) embarqué sur la sonde. L'instrument a permis d’observer à travers la brume atmosphérique de Titan où le méthane est en partie transparent, donnant ainsi accès à la surface.

Des champs de dunes et des cratères d'impact

Une vidéo synthétique (voir ci-dessous) permet d’observer la surface de Titan et ses principales caractéristiques avec de fausses couleurs. On y distingue une large zone (en marron) au niveau de l’équateur visible tout autour du satellite, correspondant à d’immenses champs de dunes. Les régions bleutées traduisent la présence de terrains de compositions différente pouvant s’expliquer par un enrichissement local en glace d’eau ou en composés organiques. Les cratères de Sinlap et Menrva (présents dans la vidéo) en sont de bons exemples

Titan : le plus gros satellite de Saturne

Titan est le plus gros satellite de Saturne et le deuxième plus gros satellite du système solaire juste après Ganymède. La sonde Cassini (voir par ailleurs) a permis d'en déterminer les principales caractéristiques géologiques : Titan est le seul corps - en dehors de la Terre - à avoir des pluies, des rivières et des mers, formés par des hydrocarbures à - 180° et non de l’eau. Le satellite se caractérise aussi par une atmosphère particulièrement dense.

(1) Les laboratoires français impliqués sont le Laboratoire de Planétologie et Géodynamique (LPG, CNRS/Univ. Angers/Univ. Nantes), l’IPGP (IPGP, Université Paris Diderot/CNRS), et l’IRAP (CNRS/Université Paul Sabatier-Toulouse III).