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  • Le 01 octobre 2021
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Le Groupement d'intérêt scientifique (GIP) ARRONAX participe à un vaste programme de recherche européen (PRISMAP) qui a pour objectif de modifier profondément le secteur européen des radionucléides médicaux. La thérapie nucléaire et l’imagerie moléculaire permettent notamment de diagnostiquer et de traiter des tumeurs dans le cadre d’une médecine personnalisée. Jusqu’à présent, l’accès limité aux radionucléides non encore commercialisés rend leurs développements difficiles et freine la recherche en médecine nucléaire.

PRISMAP Parmi les plus de 3 000 radioisotopes différents synthétisés en laboratoire, seule une poignée est régulièrement utilisée à des fins médicales, essentiellement pour l’imagerie. L’une des principales difficultés pour la mise au point de nouveaux radiopharmaceutiques (substance radioactive) reste l’accès à des radionucléides pendant les phases de développement et de recherche biomédicale.

Dans le cadre du programme de recherche européen PRISMAP, cette phase de développement va être facilitée grâce à la mise à disposition de nouveaux radio-isotopes hautement purifiés pour la recherche médicale.
 

Une plateforme pour accéder à de nouveaux radionucléides

Afin de soutenir la recherche en cours, le consortium a ouvert un accès immédiat à de nouveaux radionucléides. Une plateforme centralisée, accessible depuis son site web, présente les possibilités de production et de soutien des 23 institutions académiques et de recherche regroupées au sein du programme PRISMAP, à travers un réseau d’installations européennes leaders au niveau international, comprenant des réacteurs nucléaires, des accélérateurs de moyenne et haute énergie et des laboratoires de radiochimie.
 

Regarder vers l'avenir

La médecine nucléaire se développant rapidement, PRISMAP regarde aussi vers l’avenir. La Commission européenne s’est engagée à combattre les conséquences sociales du cancer dans le cadre du plan européen de lutte contre le cancer, en particulier via le plan d’actions SAMIRA et la mise en place d’une initiative européenne relative à une "vallée des radioisotopes". Les 23 institutions académiques et de recherche réparties dans 13 pays européens et regroupées au sein du consortium exploreront les possibilités de développement en vue d’une augmentation de la production de ces nouveaux radionucléides, sous la forme de nouvelles technologies de production, de nouvelles méthodes de purification et d’études de faisabilité. Elles permettront le développement de nouveaux traitements du banc d’essai jusqu’au patient et alimenteront directement ce plan européen.

La collaboration entre les hôpitaux et les instituts de métrologie générera de nouvelles données favorisant l’introduction de nouveaux radioisotopes dans les protocoles cliniques de médecine nucléaire. Ces données viendront enrichir l’enseignement des différentes disciplines scientifiques contribuant au développement de cette médecine et la formation de la prochaine génération de spécialistes en médecine nucléaire.